Après la broderie au ruban et les poupées Waldorf, voici venu le temps du Crazy-patch. Et ça, c'est une vraie (nouvelle) révélation !
Je m'étais essayée à cette technique (toute seule comme une grande et aussi têtue qu'une bourrique), mais ça ne marchait pas. J'étais sans arrêt obligée de faire des couture par dessus alors qu'aucune ne devait être visible. Ça m'énervait à un point...
Et puis j'ai appris qu'Annie proposait un stage de Crazy chez ma mercière préférée.
Bravant le froid, le verglas et les congères d'un mois de décembre (c'était ce jour-là, au fait ?) bien au chaud dans la voiture de ma copine Tartopom, nous nous sommes rendues là-haut dans la montagne. Résultat recto :

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Ça y est, j'ai compris. Une sombre histoire de lignes droites qui m'avait échappée... Annie, tu sais vraiment tout faire, tu es mon maître, mon totem, mon idole !

Et sérieusement, cette technique, c'est vraiment le top pour les "qui-n'aiment-pas-mesurer", les "pas-trop-précises", les "qui-veulent-que-ce-soit-fini-avant-d'avoir-commencé" - genre ... heu... la grelotte ?
Verso :

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Et comme il était quand même chouette, ce grand sac, j'ai repris à la main la couture des anses qui était toute bâclée - si, si, Annie, je te jure que c'est vrai, j'avais trop honte...

Les autres filles ont toutes réalisé des merveilles, style montagne, japonisant ou coloré (et la mercerie ressemblait fortement à un atelier clandestin - un jour, Corinne, tu vas te payer un contrôle de l'inspection du travail.).

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A propos, fille grande chérie, k_rot... il en sont où, les vôtres ?
Et si vous passez par là, n'hésitez pas à faire le détour : Annie expose ses travaux d'art textile, et ça, franchement, ça vaut le détour. A tomber.

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Cette fois c'est décidé : quand je serai grande, comme métier, je ferai Annie.